La mise à jour du classement FIFA, publiée quelques heures après la finale de la Coupe du Monde 2026, confirme la belle progression de la République Démocratique du Congo. Portés par un parcours remarqué au Mondial, les Léopards gagnent cinq places et pointent désormais au 41e rang mondial.
Ce bond n’a rien de surprenant au vu des résultats obtenus en phase de groupes. La sélection congolaise a d’abord tenu tête au Portugal en arrachant un match nul précieux, avant d’enchaîner avec une victoire solide face à l’Ouzbékistan. Deux performances qui pèsent lourd dans le calcul des points FIFA et qui récompensent la régularité affichée par le groupe tout au long du tournoi.
Avec cette 41e place, la RDC retrouve un niveau qu’elle n’avait plus atteint depuis le départ de Florent Ibenge. Le cap symbolique du top 40 se rapproche donc, et il suffirait de peu pour le franchir lors de la prochaine fenêtre internationale.
Sur le continent, l’avancée est tout aussi significative. Les Léopards deviennent la 7e nation africaine au classement. Ils devancent désormais le Cameroun et se placent juste derrière le quinté de tête historique du football africain. C’est une première depuis plusieurs années pour une équipe qui a longtemps oscillé entre la 10e et la 15e place en Afrique.
Au-delà du chiffre, cette progression a des effets concrets.
- Chapeaux FIFA : la RDC améliore son positionnement pour les prochains tirages au sort, que ce soit pour les qualifications à la CAN ou pour les barrages du Mondial.
- Crédibilité sportive : battre une nation européenne comme le Portugal et s’imposer contre une équipe asiatique en pleine croissance donne du poids au projet des Léopards.
- Confiance du groupe : les joueurs reviennent de ce Mondial avec la certitude qu’ils peuvent rivaliser avec n’importe qui, et cela se ressent dans les points.
Le staff technique misera justement sur cet élan. L’objectif n’est pas de se contenter de cette 41e place.
Aujourd’hui, seules cinq nations africaines figurent dans le top 30 mondial : le Maroc, le Sénégal, l’Égypte, le Nigeria et l’Algérie. C’est précisément ce cercle que la RDC vise à moyen terme.
Pour y arriver, plusieurs chantiers sont déjà identifiés. Il faudra d’abord confirmer en match officiel. Les prochaines éliminatoires de la CAN et la suite des qualifications pour la Coupe du Monde 2030 seront décisives. Chaque victoire contre une équipe mieux classée rapporte gros et permet de grignoter des places rapidement.
Ensuite, la régularité sera la clé. Le nul contre le Portugal et la victoire contre l’Ouzbékistan ont montré le potentiel. Le défi consiste maintenant à enchaîner ce type de performances, y compris lors des matchs amicaux et des tournois de préparation.
Les supporters, eux, ont retrouvé l’espoir. Remplir les stades, pousser derrière l’équipe, et transformer cette dynamique en résultats concrets : c’est tout l’enjeu des prochains rassemblements.
La RDC ne fait pas que gagner cinq places. Elle récupère une place dans la hiérarchie africaine et mondiale qu’elle avait perdue. De la 46e à la 41e place mondiale, de la 10e à la 7e place africaine : le message est clair. Les Léopards sont de retour, et ils ont l’ambition de ne plus quitter les sommets.
Etienne Kankwende