Un nouveau dossier de gouvernance vient secouer le secteur public congolais. Dans un communiqué officiel publié ce mercredi dans la capitale, la Direction Nationale de la Dynamique des Jeunes Ne Kongo (DJNK) a rendu publiques les conclusions d’une enquête interne portant sur la gestion intérimaire des Lignes Maritimes Congolaises (LMC).
Le constat dressé par la structure citoyenne est sévère et ne laisse aucune place à l’ambiguïté.
Se présentant comme la « première force de la société civile en RDC », la DJNK affirme s’appuyer sur un travail de terrain conduit par sa fédération du Kongo Central. Le rapport issu de cette investigation décrit un climat managérial jugé délétère au sein de l’entreprise publique chargée du transport maritime national.
Au cœur des critiques figure nommément Madame Gisèle MBWANSIEM MBIUNG, Directrice Générale par intérim de la LMC.
Dans son texte, la DJNK l’accuse directement de s’être rendue coupable de « pratiques graves » contraires aux principes d’éthique administrative. Quatre termes reviennent avec insistance : abus de pouvoir, favoritisme, népotisme et clientélisme.
Selon l’organisation, ces méthodes de gestion ne relèvent pas de simples défaillances techniques. Elles constitueraient une rupture manifeste avec les règles de bonne conduite et avec l’exigence de bonne gouvernance régulièrement rappelée par les plus hautes autorités du pays.
Pour la DJNK, ces dérives ne sont pas anodines. Elles porteraient un préjudice direct à l’image de l’entreprise et, plus largement, à « l’intérêt supérieur de la République ».
Le communiqué souligne que le fleuron maritime national, déjà fragilisé par des années de sous-investissement et de concurrence, ne peut se permettre une gestion perçue comme partisane et opaque. La crédibilité de la LMC, son patrimoine et la confiance des partenaires en dépendraient.
Le Président National de la structure, Evin’s TULOMBA MOLEMBE, a salué le travail de sa fédération provinciale avant d’annoncer le passage à l’étape suivante.
Dans les prochaines 24 heures, la Dynamique des Jeunes Ne Kongo prévoit de saisir officiellement les instances habilitées. L’objectif affiché est clair : obtenir des « sanctions sévères et exemplaires » à l’encontre des responsables mis en cause.
Dans le communiqué, la DJNK va jusqu’à qualifier ces derniers d’« ennemis de la République », une formule qui marque la fermeté de sa position.
L’organisation insiste toutefois sur le cadre légal. Elle précise que toutes les démarches seront menées dans le respect des lois et règlements en vigueur. Sa seule boussole, affirme-t-elle, reste la protection du patrimoine public et la préservation des entreprises de l’État.
Au-delà du cas LMC, la DJNK replace cette affaire dans un combat plus large. Elle réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de la justice et de la redevabilité dans la gestion des sociétés publiques.
Pour la direction nationale, les entreprises de l’État doivent être gérées avec rigueur, au service de l’intérêt général et non au profit de réseaux d’influence.
Le communiqué se conclut sur le mot d’ordre traditionnel de la structure : « Ingeta ! ».
Par ce cri de ralliement, la DJNK promet de maintenir une veille constante et de ne céder sur aucun dossier touchant aux intérêts du peuple congolais.
Etienne Kankwende/ Rédaction