Dans une tribune publiée ce 23 mars, le Prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a exprimé son inquiétude face à la démission de Vital Kamerhe et Modeste Bahati Lukwebo, deux figures politiques congolaises qui avaient initialement exprimé leur opposition à une éventuelle révision constitutionnelle.
Mukwege regrette que ces leaders aient cédé à la pression politique, estimant que cela constitue un recul pour la démocratie en RDC.
Selon Mukwege, cette situation illustre une inversion des rôles institutionnels en RDC, où le Parlement ne joue plus pleinement son rôle de contre-pouvoir face à l'exécutif. Il dénonce une pratique qui "tue la démocratie" et appelle les responsables politiques à faire preuve de courage et de dignité dans ce contexte sensible.
Les faits
- Vital Kamerhe et Modeste Bahati Lukwebo ont démissionné de leurs fonctions respectives après avoir exprimé leur opposition à une révision constitutionnelle.
- Denis Mukwege dénonce une inversion des rôles institutionnels en RDC.
- Il appelle les responsables politiques à faire preuve de courage et de dignité.
La situation politique en RDC est tendue, avec des débats sur l'avenir de la Constitution et de la gouvernance du pays. La démission de Kamerhe et Bahati Lukwebo intervient dans un contexte de tensions politiques et de crainte d'une révision constitutionnelle qui pourrait renforcer le pouvoir de l'exécutif.
Yves Sayo