Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a participé à la Conférence-Mémoire contre l'oubli, organisée par le ministère de la Communication et Médias, à Kinshasa, le 27 janvier 2026.
L'occasion pour lui de développer le thème des conséquences économiques de la guerre et de l'occupation dans l'Est de la République démocratique du Congo.
Les conflits armés, un frein au développement de la RDC
Julien Paluku Kahongya a affirmé que les conflits armés récurrents, attribués à l'agression rwandaise, visent à affaiblir durablement la RDC à travers la destruction du capital humain, le déplacement massif des populations et la désarticulation du tissu économique national.
Il a également évoqué le pillage systématique des ressources minières et agricoles, ainsi que la dégradation de l'environnement et du potentiel touristique, créant une économie de dépendance au détriment de l'économie congolaise.
Des données économiques accablantes
Le ministre a illustré ses propos par des données économiques, indiquant que durant les périodes d'occupation dans certaines zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, les exportations minières du Rwanda sont passées de 70 millions à près de 2 milliards de dollars américains, alors que ce pays ne dispose pas de gisements miniers significatifs.
Pour Julien Paluku Kahongya, les véritables motivations de ces conflits résident dans l'exploitation illégale des ressources naturelles congolaises.
Un avenir meilleur pour la RDC
Se voulant optimiste, le ministre du Commerce extérieur a déclaré que cette guerre serait la dernière à l'Est de la RDC.
Il a mis en avant l'approche diplomatique conduite par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, affirmant que celle-ci contribue à isoler progressivement les soutiens extérieurs de l'insécurité, notamment à travers les accords stratégiques récemment signés avec les États-Unis et le renforcement de l'appareil sécuritaire national.
Lambert Mwamba