La France a apporté son soutien à la réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo, tenue à Lomé, au Togo, les 16 et 17 janvier 2026.
Cette initiative, menée par le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, médiateur de l'Union africaine pour l'Est de la RDC, visait à renforcer la confiance, à faire progresser le dialogue et à veiller au respect des engagements pris par les différentes parties prenantes.
Un processus complexe
Le processus de paix en RDC est complexe et implique plusieurs acteurs, notamment les États-Unis, le Qatar et l'Union africaine. Les discussions de Washington et de Doha, qui visent à résoudre les différends entre Kinshasa et Kigali, ainsi que la rébellion de l'AFC/M23, soutenue par le Rwanda, peinent à produire des résultats concrets.
Des efforts internationaux
La France, qui a organisé une conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs en octobre dernier, réaffirme son engagement en faveur de la paix en RDC. Le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a souligné l'importance de la désescalade immédiate en RDC et de la poursuite de la mobilisation des partenaires pour répondre à l'urgence humanitaire.
Des perspectives pour 2026
La réunion de Lomé a décidé de renforcer la médiation africaine en désignant cinq cofacilitateurs, anciens chefs d'État africains. Des missions sont prévues dans les prochains jours pour accélérer la mise en œuvre des engagements pris par les différentes parties. La situation reste toutefois fragile, et les tensions persistent entre Kinshasa et Kigali.
Yves Sayo