Le deuxième vice-président de l'Assemblée nationale, Christophe Mboso N'kodia M'pwanga, a clairement exprimé son soutien à une révision de la Constitution congolaise.
Selon lui, les élections de 2028 devraient se tenir avec une nouvelle constitution, affirmant que "Seule la Bible est inchangeable, mais la Constitution, nous allons la changer" lors d'un meeting tenu à Kinshasa le 8 mars.
La révision constitutionnelle divise profondément la classe politique congolaise. Certains acteurs de la majorité soutiennent l'idée d'adapter la Constitution, notamment sur les questions liées au fonctionnement des institutions et à la décentralisation. En revanche, une partie de l'opposition redoute que ce processus n'affecte certains acquis démocratiques issus de la Constitution de 2006.
Christophe Mboso a annoncé que son parti, la CRD, travaillera à la mise en place d'une commission interdisciplinaire chargée d'analyser les possibilités de modification ou de changement de la Constitution. Un référendum est prévu pour permettre aux Congolais de se prononcer sur le projet de nouvelle Constitution.
La position de Christophe Mboso apporte une contribution significative à un débat qui s'annonce comme l'un des enjeux majeurs des prochains mois dans le paysage politique congolais. La révision constitutionnelle est vue comme un enjeu de souveraineté et de justice, permettant au pays de mieux répondre aux aspirations de son peuple.
La révision constitutionnelle en RDC est un sujet complexe et sensible qui nécessite une large consultation et un débat inclusif.
La Convention pour la République et la Démocratie (CRD), dirigée par Christophe Mboso, plaide pour une révision constitutionnelle pour adapter la Constitution aux réalités actuelles du pays.
En rappel les discussions autour de cette réforme avaient été relancées en novembre 2024 lorsque le président Félix Tshisekedi avait estimé que la Constitution adoptée en 2006 avait été "rédigée par des étrangers".
Yves Sayo